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imprimer cet article Convertir au format PDF  L’éducation et l’Accord général sur le commerce des services (AGCS)


7 novembre 2004 , par La rédaction

Les responsables de l’enseignement supérieur de nombreux pays, développés et en développement, ont fait part de leur forte opposition à ce que l’enseignement supérieur soit inclus dans les négociations commerciales. [Cela n’implique pas que les syndicats du secteur de l’éducation ne se préoccupent pas des autres points ayant trait au système éducatif, mais c’est l’enseignement supérieur qui a été visé dans la phase de demandes et d’offres de l’AGCS décrite ci-dessous.] La libéralisation du commerce dans le domaine de l’éducation risque d’affaiblir les engagements des gouvernements visà-vis de l’enseignement supérieur public et ses investissements s’en verraient également diminués. Cela engendrerait également d’autres risques comme celui d’encourager la privatisation de l’enseignement supérieur et de pénaliser les pays qui ont de piètres systèmes d’assurance-qualité et de réglementation et qui tentent de contrôler, sur leur territoire, les programmes d’éducation délivrés par des étrangers. Alors que de nombreux membres de l’OMC ont fait savoir qu’ils ne prendraient pas d’engagements sur l’éducation publique, certains ont montré un désir de négocier l’enseignement supérieur et la formation professionnelle. Dans le même temps, les États-Unis continuent d’exercer des pressions sur les Etats pour qu’ils ouvrent leurs systèmes d’enseignement supérieur et de formation professionnelle dans l’AGCS. Dans un discours qu’il a fait en décembre dernier, le représentant des ÉtatsUnis pour le commerce, Robert Zoellick, a déclaré que l’éducation et la formation figuraient parmi les quatre objectifs prioritaires des États-Unis dans les négociations de l’AGCS. Dans son discours, M. Zoellick a clairement énoncé que l’AGCS était un moyen de commercialiser l’éducation publique. Les plus grandes "barrières" au commerce dans les services d’éducation et de formation, a-t-il déclaré, sont les règles qui empêchent les sociétés ayant un but lucratif d’opérer dans certains pays : "L’éducation et la formation pourraient être prodiguées à un coût moins élevé là où elles sont nécessaires. Pourtant, de nombreux pays continuent d’empêcher les sociétés américaines de mener des programmes de formation ou de dispenser un enseignement payant".

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