La décision de l’OMC va accentuer le rejet des OGM


17 février 2006

Montréal (Québec), 7 février 2006 - Greenpeace dénonce une décision de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui malheureusement appuie les efforts des Etats-Unis, du Canada et de l’Argentine pour forcer l’Europe d’accepter les OGM (organismes génétiquement modifiés). En août 2003, ces trois pays ont déposé une plainte à l’OMC contre l’Europe qui avait suspendu les autorisations d’OGM.

« Cette décision de l’OMC n’est qu’une victoire symbolique pour l’industrie des OGM. Cela va augmenter les craintes des consommateurs et leur rejet des OGM. La majorité des citoyens, des agriculteurs et un nombre croissant de gouvernements s’opposent aux OGM », constate Daniel Mittler, conseiller en commerce international pour Greenpeace. « Le rejet des OGM par le marché va continuer en Europe et ailleurs dans le monde. Les Etats-Unis vont continuer à perdre annuellement les 300 millions de dollars parce qu’ils ne peuvent exporter leur mais transgénique. Les pays exportateurs de denrées agricoles comme le Canada et l’Argentine devraient aussi se rendre compte que les consommateurs ne veulent pas d’OGM. »

« Greenpeace demande à Stephen Harper, nouveau Premier ministre canadien, de ne pas souscrire à la politique pro-OGM des Libéraux. Le Canada ne devrait pas travailler avec les Etats-Unis et l’OMC pour forcer les consommateurs à manger des OGM contre leur volonté », déclare Eric Darier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace. « Le Canada devrait encourager la production d’aliments cultivés dans le respect de l’environnement et qui répondraient à la demande des consommateurs. Se servir de l’OMC pour forcer les consommateurs à manger des OGM contre leur volonté est une stratégie douteuse de mise en marché et sûrement une très mauvaise décision au plan économique ».


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